Samedi 25 Mai 2013
 

 
 
   

 


 
LA VILLE DE POINTE-NOIRE
     
 

La ville tire son nom du rocher pointu et noir (Punta-Negra) que les navigateurs portugais, à la recherche de la route des Indes, avaient aperçu en abordant la baie qui le portait. Le site faisait partie de l’ancien royaume de Loango.

Aujourd’hui, la ville est devenue, d’une part, la capitale économique du Congo du fait des activités industrielles notamment pétrolières et commerciales qui s’y développent, et d’autre part, la deuxième ville du pays grâce à sa démographie. Chef-lieu de la région de la Kouilou, la ville, surnommée "PONTON-LA-BELLE", abrite une population cosmopolite de huit cent mille personnes dont 60% des jeunes.

Avec une superficie de 30 000 ha dont 13 200 de terrain occupé, Pointe-Noire compte quatre arrondissements :

 


L’Arrondissement 1 "E. P. LUMUMBA"

Subdivisé en douze quartiers, il est le centre commercial et administratif. L’essentiel des communautés étrangères africaines s’y trouvent concentré. Et cela, préférentiellement autour du marché central. Cet arrondissement abrite le vieux quartier de Ndji-Ndji, un ancien village de pêcheurs.

L’Arrondissement 2 "MVOU-MVOU"

Il est l’un des plus anciens de la cité. Il compte dix quartiers.

L’ Arrondissement 3 "TIE-TIE"

Avec sept quartiers, il est le plus vaste et le plus peuplé de la commune.

L’Arrondissement 4 "LOANDJILI"

C’est le dernier né des arrondissements. Il compte vingt quartiers.


Une ville d’accueil, de partage et d’échanges.

Pointe-noire constitue un espace convivial et cosmopolite où vivent, se côtoient, se mêlent, se brassent, en toute quiétude et dans la concorde, plusieurs communautés africaines, américaines, asiatiques et européennes. Pointe-Noire est donc une cité ouverte.

 

Les marchés de la ville

La ville de Pointe-Noire compte 15 marchés répartis dans les quatre arrondissements.

- Marché central
- Marché de la frontière
- Marché Makoulou-ngoulou
- Marché de Mvou-mvou
- Marché Mayaka
- Marché de la plage
- Marché de Tié-tié
- Marché de la liberté
- Marché de Mpaka
- Marché de Mvoungou
- Marché de Loussala
- Marché de Nkouikou
- Marché de Faubourg
- Marché Makoulou-ngoulou
- Marché quartier Culotte

Pôle de désenclavement et porte d’entrée de l’ Afrique Centrale

Seul port en eau profonde du Golfe de Guinée doté d’une grande capacité d’accueil, Pointe-Noire est le débouché naturel sur l’Océan atlantique d’un axe de communication vital pour le désenclavement et le développement de l’ Afrique Centrale. Cet axe s’étend vers Brazzaville, Kinshasa, Bangui et Ndjamena, en empruntant les voies ferroviaire et fluviale congolaises puis les réseaux routiers centrafricain et tchadien. Avec le croisement de ce réseau de communication par la grande liaison côtière (RN4, RN5) qui relie l’Angola et le Gabon, Pointe-Noire bénéficie d’une situation géographique unique qui fait d’elle le port d’éclatement de l’ensemble de la région.


Une Métropole économique

Par la concentration d’industries et de commerces qu’elle abrite, Pointe-Noire est un centre d’affaires où se développe un volume important d’activités qui recouvrent tous les domaines (primaire, secondaire et tertiaire) avec un secteur dominant : la recherche et l’exploitation pétrolières.

La pêche, l’industrie, le bâtiment et les travaux publics, le commerce et les services, l’hôtellerie, le transport, la manutention et le transit, l’exploitation forestière (avec les grumes caractéristiques de la forêt équatoriale, l’afforestation industrielle d’eucalyptus avec plus de 50 000 ha de plantation) s’y développent également. Ainsi donc, grâce aux ressources générées par ses installations à plus de 70% de la richesse nationale, Pointe-Noire participe éloquemment à la reconstruction du Congo.

Les entreprises trouvant auprès de l’autorité municipale tout l’appui et l’écoute dont elles ont besoin, Pointe-Noire est alors pour ces dernières un cadre idéal pour leur très bonne expression. Surtout qu’il existe entre les syndicats patronaux et l’administration locale une concertation permanente et une collaboration des plus franches.


Un potentiel touristique et culturel exceptionnel

Pointe-Noire bénéficie d’un environnement propice au tourisme. A l’intérieur du périmètre urbain comme dans ses alentours, on relève l’existence de nombreux sites naturels en voie d’aménagement qui seront les supports d’une activité touristique en devenir. D’autant plus que son aéroport, ouvert sur les autres capitales africaines, dessert tout le pays. Offrant ainsi la plus grande variété de destinations vers les nombreux sites du Congo.


Les raisons économiques sont fondamentalement à la base de la création de Pointe-Noire qui se situe à quelques 17 kms de l’ancienne ville de Loango. C’est en 1920 que l’Administration coloniale française décida de la construction du chemin de fer congo-océan afin de faire jouer au Congo le rôle moteur dans la politique de développement de la sous région de l’Afrique Centrale. Il s’agissait de donner au territoire une vocation de pays de transit.

Cependant, pour que ce rôle soit complet, il était impérieux que le chemin de fer fusse connecté à une infrastructure portuaire maritime qui serait en adéquation avec le volume du transit escompté. Un port en eau profonde s’imposait donc pour permettre aux navires à fort tirant d’accoster sans difficulté. En choisissant que le projet soit crée dans le site du village des pêcheurs ( Ndji-Ndji ) au lieu de Loango, l’administration coloniale réalisait une économie de 710 Kms sur le tracé du chemin de fer. Dès lors la décision fut prise, le 12 Mai 1922, de créer la ville de Pointe-Noire . Ainsi surgit-elle comme un phoenix des cendres de l’ancien village des pêcheurs, devenant le terminus du chemin de fer partant du bassin du Congo à Brazzaville vers l’Océan Atlantique.

Pointe-Noire, ville cosmopolite

Pointe-Noire n’a rien à envier à Paris ou New-York du point de vue brassage des populations qui la composent. C’est un carrefour où la plupart des races du monde se croisent. Sur ses 800.000 habitants, une bonne partie est d’origine étrangère (Maliens, Sénégalais, Congolais de la RDC, Nigérians, Béninois, Togolais, Libanais, Français, Chinois, Indiens, etc.).
A la « côte sauvage » par exemple, le samedi ou le dimanche ce brassage se manifeste tout naturellement sans que cela ne pose de problème à qui que ce soit.
Naguère peu nombreux et très discrets, travaillant essentiellement dans le cadre de la coopération entre la Chine et le Congo-Brazzaville, les Chinois sont aujourd’hui plus nombreux et exercent dans des secteurs où on les y attendait pratiquement pas, telles les boutiques de vêtements, la restauration. Ils sont aussi à côté des maliens et sénégalais dans la vente des produits alimentaires, des chaussures, des appareils ménagers, etc.
Au marché central de Pointe-Noire, le plus grand de la ville, Africains, Français, Américains et Asiatiques se croisent régulièrement soit pour acheter une bouteille de liqueur chez un libanais, soit pour acheter un bijou chez un sénégalais ou chez un congolais de la RDC. Dans les boîtes de nuit, toutes ces populations dansent avec enthousiasme aux sons du groupe Extra Musica, le groupe le plus apprécié des congolais, de Koffi Olomide, du Zouk ou de la Salsa. Autant dire que la cohabitation entre autochtones et populations d’origines étrangères se vit tout naturellement sans réserve quelconque.

 
    Dernière modification le 05/07/2009 à 20:11

 

     
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