| La
ville tire son nom du rocher pointu et noir (Punta-Negra)
que les navigateurs portugais, à la recherche
de la route des Indes, avaient aperçu en abordant
la baie qui le portait. Le site faisait partie de l’ancien
royaume de Loango.
Aujourd’hui, la ville est devenue,
d’une part, la capitale économique du Congo
du fait des activités industrielles notamment
pétrolières et commerciales qui s’y
développent, et d’autre part, la deuxième
ville du pays grâce à sa démographie.
Chef-lieu de la région de la Kouilou, la ville,
surnommée "PONTON-LA-BELLE", abrite
une population cosmopolite de huit cent mille personnes
dont 60% des jeunes.
Avec une superficie de 30 000 ha dont
13 200 de terrain occupé, Pointe-Noire compte
quatre arrondissements :
L’Arrondissement 1 "E. P. LUMUMBA"
Subdivisé en douze quartiers,
il est le centre commercial et administratif. L’essentiel
des communautés étrangères africaines
s’y trouvent concentré. Et cela, préférentiellement
autour du marché central. Cet arrondissement
abrite le vieux quartier de Ndji-Ndji, un ancien village
de pêcheurs.
L’Arrondissement 2 "MVOU-MVOU"
Il est l’un des plus anciens
de la cité. Il compte dix quartiers.
L’ Arrondissement 3 "TIE-TIE"
Avec sept quartiers, il est le plus
vaste et le plus peuplé de la commune.
L’Arrondissement 4 "LOANDJILI"
C’est le dernier né des
arrondissements. Il compte vingt quartiers.
Une ville d’accueil,
de partage et d’échanges.
Pointe-noire
constitue un espace convivial et cosmopolite où
vivent, se côtoient, se mêlent, se brassent,
en toute quiétude et dans la concorde, plusieurs
communautés africaines, américaines, asiatiques
et européennes. Pointe-Noire est donc une cité
ouverte.
Les marchés
de la ville
La ville de Pointe-Noire compte 15
marchés répartis dans les quatre arrondissements.
- Marché central
- Marché de la frontière
- Marché Makoulou-ngoulou
- Marché de Mvou-mvou
- Marché Mayaka
- Marché de la plage
- Marché de Tié-tié
- Marché de la liberté
- Marché de Mpaka
- Marché de Mvoungou
- Marché de Loussala
- Marché de Nkouikou
- Marché de Faubourg
- Marché Makoulou-ngoulou
- Marché quartier Culotte
Pôle
de désenclavement et porte d’entrée
de l’ Afrique Centrale
Seul port en eau profonde du Golfe
de Guinée doté d’une grande capacité
d’accueil, Pointe-Noire est le débouché
naturel sur l’Océan atlantique d’un
axe de communication vital pour le désenclavement
et le développement de l’ Afrique Centrale.
Cet axe s’étend vers Brazzaville, Kinshasa,
Bangui et Ndjamena, en empruntant les voies ferroviaire
et fluviale congolaises puis les réseaux routiers
centrafricain et tchadien. Avec le croisement de ce
réseau de communication par la grande liaison
côtière (RN4, RN5) qui relie l’Angola
et le Gabon, Pointe-Noire bénéficie d’une
situation géographique unique qui fait d’elle
le port d’éclatement de l’ensemble
de la région.
Une Métropole économique
Par
la concentration d’industries et de commerces
qu’elle abrite, Pointe-Noire est un centre d’affaires
où se développe un volume important d’activités
qui recouvrent tous les domaines (primaire, secondaire
et tertiaire) avec un secteur dominant : la recherche
et l’exploitation pétrolières.
La pêche, l’industrie,
le bâtiment et les travaux publics, le commerce
et les services, l’hôtellerie, le transport,
la manutention et le transit, l’exploitation forestière
(avec les grumes caractéristiques de la forêt
équatoriale, l’afforestation industrielle
d’eucalyptus avec plus de 50 000 ha de plantation)
s’y développent également. Ainsi
donc, grâce aux ressources générées
par ses installations à plus de 70% de la richesse
nationale, Pointe-Noire participe éloquemment
à la reconstruction du Congo.
Les entreprises trouvant auprès
de l’autorité municipale tout l’appui
et l’écoute dont elles ont besoin, Pointe-Noire
est alors pour ces dernières un cadre idéal
pour leur très bonne expression. Surtout qu’il
existe entre les syndicats patronaux et l’administration
locale une concertation permanente et une collaboration
des plus franches.
Un potentiel touristique
et culturel exceptionnel
Pointe-Noire bénéficie
d’un environnement propice au tourisme. A l’intérieur
du périmètre urbain comme dans ses alentours,
on relève l’existence de nombreux sites
naturels en voie d’aménagement qui seront
les supports d’une activité touristique
en devenir. D’autant plus que son aéroport,
ouvert sur les autres capitales africaines, dessert
tout le pays. Offrant ainsi la plus grande variété
de destinations vers les nombreux sites du Congo.
Les raisons économiques sont fondamentalement
à la base de la création de Pointe-Noire
qui se situe à quelques 17 kms de l’ancienne
ville de Loango. C’est en 1920 que l’Administration
coloniale française décida de la construction
du chemin de fer congo-océan afin de faire jouer
au Congo le rôle moteur dans la politique de développement
de la sous région de l’Afrique Centrale.
Il s’agissait de donner au territoire une vocation
de pays de transit.
Cependant, pour que ce rôle soit
complet, il était impérieux que le chemin
de fer fusse connecté à une infrastructure
portuaire maritime qui serait en adéquation avec
le volume du transit escompté. Un port en eau
profonde s’imposait donc pour permettre aux navires
à fort tirant d’accoster sans difficulté.
En choisissant que le projet soit crée dans le
site du village des pêcheurs ( Ndji-Ndji ) au
lieu de Loango, l’administration coloniale réalisait
une économie de 710 Kms sur le tracé du
chemin de fer. Dès lors la décision fut
prise, le 12 Mai 1922, de créer la ville de Pointe-Noire
. Ainsi surgit-elle comme un phoenix des cendres de
l’ancien village des pêcheurs, devenant
le terminus du chemin de fer partant du bassin du Congo
à Brazzaville vers l’Océan Atlantique.
Pointe-Noire,
ville cosmopolite
Pointe-Noire
n’a rien à envier à Paris ou New-York
du point de vue brassage des populations qui la composent.
C’est un carrefour où la plupart des races
du monde se croisent. Sur ses 800.000 habitants, une
bonne partie est d’origine étrangère
(Maliens, Sénégalais, Congolais de la
RDC, Nigérians, Béninois, Togolais, Libanais,
Français, Chinois, Indiens, etc.).
A la « côte sauvage » par exemple,
le samedi ou le dimanche ce brassage se manifeste tout
naturellement sans que cela ne pose de problème
à qui que ce soit.
Naguère peu nombreux et très discrets,
travaillant essentiellement dans le cadre de la coopération
entre la Chine et le Congo-Brazzaville, les Chinois
sont aujourd’hui plus nombreux et exercent dans
des secteurs où on les y attendait pratiquement
pas, telles les boutiques de vêtements, la restauration.
Ils sont aussi à côté des maliens
et sénégalais dans la vente des produits
alimentaires, des chaussures, des appareils ménagers,
etc.
Au marché central de Pointe-Noire, le plus grand
de la ville, Africains, Français, Américains
et Asiatiques se croisent régulièrement
soit pour acheter une bouteille de liqueur chez un libanais,
soit pour acheter un bijou chez un sénégalais
ou chez un congolais de la RDC. Dans les boîtes
de nuit, toutes ces populations dansent avec enthousiasme
aux sons du groupe Extra Musica, le groupe le plus apprécié
des congolais, de Koffi Olomide, du Zouk ou de la Salsa.
Autant dire que la cohabitation entre autochtones et
populations d’origines étrangères
se vit tout naturellement sans réserve quelconque.
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